Que se passe-t-il pendant un cycle ?

Un cycle menstruel dure en moyenne entre 25 et 35 jours. Dans cette fourchette physiologique, les variations sont souvent normales, mais des changements dans la régularité, la durée ou le schéma du cycle peuvent être cliniquement pertinents et méritent attention et observation.

En cartographiant systématiquement votre cycle et les symptômes associés, vous obtenez un aperçu de votre schéma cyclique personnel. Cela vous aide à mieux distinguer les variations normales d’éventuelles anomalies, comme l’oligoménorrhée, la polyménorrhée ou un cycle structurellement irrégulier.

Le cycle menstruel se compose de trois phases successives, régulées par une interaction précise entre les hormones cérébrales et ovariennes, appelée axe HPO. Ces fluctuations hormonales n’influencent pas seulement le fonctionnement des ovaires et de l’utérus, mais ont aussi un effet sur tout le corps. Elles peuvent notamment influencer votre niveau d’énergie, la régulation de la température, l’humeur et les sensations corporelles.

Ainsi, le cycle menstruel forme un processus physiologique cohérent, dans lequel différents systèmes du corps sont étroitement liés par la régulation hormonale.

1. Phase folliculaire

Le cycle commence par les règles, durant lesquelles la muqueuse utérine est éliminée. Les taux d’œstrogènes et de progestérone sont bas, ce qui peut s’accompagner d’un niveau d’énergie plus faible.

Dans l’ovaire, un ovocyte commence à mûrir dans un follicule. Ce follicule produit des œstrogènes, ce qui prépare le corps à une éventuelle grossesse : la muqueuse utérine s’épaissit et la glaire cervicale se modifie. Le taux d’œstrogènes augmente progressivement et de nombreuses femmes ressentent plus d’énergie, une meilleure clarté mentale et un meilleur bien-être général.

2. Phase ovulatoire

Sous l’effet d’un pic de LH, l’ovocyte est libéré. Durant cette phase, la femme peut observer pendant quelques jours une sécrétion vaginale typique : la glaire cervicale. Sous l’influence des œstrogènes produits par le follicule mature, elle devient plus fluide, plus claire et plus élastique.

Cette glaire aide les spermatozoïdes à passer le col de l’utérus et peut aussi les nourrir et prolonger leur survie. Ce changement est souvent bien reconnaissable, car la glaire se distingue nettement de celle observée à d’autres moments du cycle. Il s’agit de la période la plus fertile du cycle, souvent accompagnée d’un sentiment de vitalité accrue.

3. Phase lutéale

Après l’ovulation, le follicule se transforme en corps jaune, qui produit de la progestérone. Cette hormone prépare davantage le corps à une éventuelle grossesse en soutenant la muqueuse utérine et en fermant le col de l’utérus.

S’il n’y a pas de fécondation, le corps jaune disparaît, la production hormonale diminue et la muqueuse utérine est éliminée : un nouveau cycle commence.

En comprenant et en observant précisément les signaux corporels, ou « biomarqueurs », des anomalies pertinentes peuvent être reconnues tôt et traitées si nécessaire.